Selon le bureau d’études Mc Kinsey & Company, l’Afrique a été la troisième contributrice à la croissance mondiale après la Chine et l’Inde en 2009, grâce à des taux de croissance qui ont été, en moyenne, de 5 à 7% durant la dernière décennie. L’inflation a diminué de moitié depuis les années 1990, les réserves de change ont progressé de 30%, les finances publiques ont enregistré un excédent de 2,8% du PIB en 2008 comparé à un déficit de 1,4% entre 2000 et 2005. Le taux d’épargne est compris entre 10 et 20%.

Les pays membres de la Zone Franc sont exclus de cette embellie. Leurs économies sont plombées par les accords qui les lient à la France et qui datent de 1962. Leur monnaie, le franc CFA, librement convertible en euro et exclusivement transférable en France, constitue la pièce maitresse de ce dispositif. Il est à espérer qu’en 2010, à l’occasion du cinquantième anniversaire de leur indépendance, les dirigeants et les élites de ces pays prendront la mesure de l’iniquité des accords qui les lient à la France et procèderont à leur révision dans le sens des intérêts des populations qu’ils administrent.

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